Comment avoir une vie sexuelle dite « normale » après des violences sexuelles.

Pour les personnes qui ont toujours été conscientes de leur passé, mais qui n’ont pas eu d’autre choix que de garder le silence ( instinct de survie)

Éviter les contacts est une seconde nature.

Malheureusement, garder le silence n’efface pas les actes et n’empêche en rien les dégâts de s’insinuer. Cette bombe se fragmente année après année et endommage tous les axes de votre vie.

Dès lors que le corps a été malmené, violenté, violé ou abusé, il va réagir de manière plus au moins violente, pour faire entendre son mal-être, l’inconfort ou l’étouffement.

Il n’est pas toujours compréhensible pour une personne extérieure de comprendre votre état dépressif agressif/passif et  renfermé, surtout si vous avez tout pour vous, (extérieurement).

La honte, le dégoût de vous et de votre corps, sont des sentiments attachés à l’acte même si l’agresseur n’est plus, son empreinte perdure.

L’amour partagé avec votre partenaire ne pourra pas passer au-dessus. Plus vous aurez la volonté d’oublier et plus votre corps enverra des signaux contradictoires.

Vous souhaitez avoir des relations sexuelles pourtant, vous vous sur infectez, cystite, mycose, fibrome, brûlures, vaginisme, dyspareunie, sont les signaux que, quelque chose vous brûle.

Vous avez tant à partager et votre corps semble résister.

A cela, s’ajoute la culpabilité de ne pas pouvoir, de vous refuser à l’autre, l’impression de vous éloigner, de lui ou d’elle, alors que c’est tout le contraire que vous voudriez.

Tous ses sentiments négatifs à votre égard sont des inhibiteurs de désir. Ils gangrènent votre cerveau et altèrent les informations échangées entre vos neurones, c’est un cercle vicieux.

Le stress ressenti au cours de ses rencontres intimes enverra une décharge d’adrénaline. C’est un message de fuite ou une réaction agressive que votre cerveau a à traiter. L’autre est envisagé comme agresseur potentiel, ce qui altère considérablement vos rapports et d’éventuels échanges pacifistes.

L’acte sexuel et le contact sur certaines zones sont toujours pour votre inconscient synonyme de douleurs à venir. Signal à traiter« on ne rentre pas » « on ne fait pas » et pour cela quoi de mieux que des pathologies qui re….>poussent tout contact ???

La peur et la colère ont fait place à l’incompréhension et la frustration

Les rencontres se sont faites plus rares au fils du temps. L’activité sexuelle qui n’était pas source de plaisir, car en l’état et sans accompagnement ne pouvait être accueillie comme elle se doit. Après toutes ses tentatives infructueuses jalonnées de douleurs physiques et morales ont laissé la place au vide.

Votre faible désir et la résistance consciente et inconsciente à vivre cette promiscuité (dangereuse) ont provoqué la baisse du désir chez l’autre.

Il lui fallait faire un effort considérable pour avoir envie de vous rencontrer. Il ne savait pas comment faire, il a eu peur, il a sans doute abandonné. Si vous partenaires ne se sont pas résignés, il ou elle mène probablement une vie en parallèle, cela ne veut pas dire qu’ils sont satisfaits.

C’est bien vous qu’il/elle avait choisi.

Sortez du silence, je suis à votre écoute !

il est possible de faire jaillir l’étincelle d’un désir qui est enfoui ou juste déplacé!

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