« la mythologie renferme
tout ce que nous sommes »

Il est intéressant de regarder du côté de la mythologie pour comprendre les différentes dynamiques qui nous animent dans le couple.

L’intimité est-elle une déclinaison de moments empreints de douceur, de fusion, de compromis, de respect, de complicité, d’amitié, de possession, de lignes de pouvoir, de dévoration de l’être aimé, d’amour de soi  ou d’abandon?

À vous de trouver la bonne réponse !

EROS – la PASSION – 1ère de ces 3 figures

Le début de la romance, la formation du couple.
EROS sacralise l’amour qui prend!

La pulsion de vie, symbole du couple passionnel, exprimé par la faim de l’autre. Exemple d’expression « belle à croquer »  « j’en mangerai » «  tu es irrésistible » (immortaliser l’aimé et l’aspirer).
Toutes nos projections de l’idéale du couple prennent naissance avec cette énergie.

Vous voyez de quoi je parle… quand on a des papillons dans le cœur, notre rythme cardiaque s’accélère sur la simple idée de  retrouver l’aimé (e) ou au son de sa voix. Le contact presque palpable de son regard sur notre peau qui nous enflamme. Le besoin quasi permanent de fusionner les corps. Le feu brûle.

Cette dynamique est illusoire mais néanmoins très appréciable et appréciée des jeunes couples.

L’autre ne peut jamais correspondre à l’image que l’on se fait de lui ou celle que l’on projette du couple avec lui. On aime cet autre parce qu’il nous magnifie ! Que faire quand on ne s’aime pas soi-même? On donne à l’autre le soin de nous dire« je t’aime «  parce que je ne sais pas me dire «  je m’aime »

Nous communiquons par télépathie. Tu devines avant moi ce dont j’ai besoin. Je me grise, je m’enivre de tes attentions. Je me suis approprié l’autre, jusqu’au jour où, il n’est plus là où je le désir, je l’espère, je l’attends. Il me fait ressentir le manque

Fin de la sublimation, la pulsion désirante est différée, je ne peux te posséder donc je te détruis ! Éros et Thanatos pendant d’une seule et même pièce.

L’agneau se transforme en prédateur

Thanatos est synonyme autant de plaisir que de destruction. Le plaisir sadique fait son entrée !La nécessité de faire mal, exercé à des degrés divers sur l’autre jusqu’à la complète dissolution du couple.

1er stade avec  la fessée, les griffures, la contrainte. L’autre (le/la soumise) n’est pas en reste, le besoin de se punir, plaisir pervers (masochisme) douleur/plaisir. Vous n’êtes plus un couple où chacun à sa place. Vous devenez l’objet idéal pour la réalisation des fantasmes de l’autre.

À trop projeter, on finit par détester la partie de nous que nous avions reconnue en l’autre.

PHILIA – AMITIÉ – la 2e figure

Le temps du gynécée

Les attentes en matière de sexualité ne se réduisent plus au simple frottement des muqueuses. Les partenaires ont une bonne connaissance de leur désir et une parfaite connaissance des besoins.  Ils placent les besoins de l’autre au même niveau que le leur. L’accomplissement se fait dans la joie dans une profonde solidarité.

Conscience de la différence entre amour et sexualité. Le corps prend une place importante.

Côté femme La sororité et le féminin sacré sont à l’ordre du jour
Côté homme adhésion à des confréries associations pour parler et être vulnérable ensemble

Chacun des deux partenaires à sa place et son mot à dire.
La réciprocité est le mot-clé ! Le partenaire est vu comme le confident, celui à qui on peut se livrer sans crainte et un profond attachement perdure dans le couple

Les conjoints s’individu pour pouvoir rencontrer l’autre.

Le désir se construit dans les espaces qui les séparent.

“Notre rôle n’est pas de désirer quelque chose pour quelqu’un,
mais d’être celui grâce auquel il peut advenir à son désir. »
Françoise Dolto,

Seul risque à cette idylle > l’ennui, lassé de train-train, à trop bien se connaître on ne se voit plus ! Le besoin de se rassurer sur son pouvoir de séduction, il arrive chez certains partenaires d’aller voir ailleurs. Chez les couples ouverts quelques expériences dans le milieu du libertinage pour réveiller la libido.

AGAPE – CONSCIENCE – la 3ème figure

L’amour divin, la quête du spirituel

L’amour qui s’offre pour le plaisir de donner s’en rien attendre de l’autre,  le don de soi, l’amour universel en toute chose. Dans la pratique je crois que seules les mystiques atteignent cette conscience.
Il n’empêche aux couples de plus de 50 ans de s’engager dans cette démarche.

La transformation de l’image du couple pour perdurer !
Le plaisir ne résiderait-il pas dans l’amour de soi l’amour de l’autre et l’amour du divin ??

QUESTIONS

  1. Si je relève les yeux qui je vois en face de moi ?
  2. Suis-je en mesure de le voir tel qu’il/elle veut se présenter à moi?
  3. Que vais-je découvrir sur moi ?
  4. Quel visage je vais montrer à mon partenaire ?
  5. Est-ce acceptable pour moi, pour lui ?

Le couple est un oxymore, il est plus facile de dire d’être en couple que de le faire vivre !

Quel chemin êtes vous prêt à emprunter pour la connaissance ?

Je suis à votre écoute sur la page contact ou par mail contact@coachdevie-lyon.fr

Mylhena Crignon
coach de vie intime

 

 

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