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Violences………. comment aider les victimes ?

Des professionnels désarmés devant l’ampleur et la complexité du sujet des violences

Comment prendre en charge une victime de Violences : physique, psychologique et/ou sexuelle ?

Il n’est pas simple pour un professionnel de la santé thérapeute, travailleur social, avocat ou gendarme de repérer les violences. Il n’y a pas de fiche type de la victime parfaite : celle qui viendrait avec des hématomes pleins le corps, du sperme de son agresseur ou un état dépressif avancé avec le risque accru d’une tentative de suicide imminente. Il existe des victimes silencieuses avec un masque jovial sur le visage. Des victimes qui malgré un constat alarmant ne portent pas plainte

Seule la récurrence des symptômes ou pathologies qui croissent sont des témoins de sa condition qui se dégrade.

De même, l’auteur de ses violences n’est pas contrairement aux idées reçues une personne démonstrative, violente devant l’entourage ou un alcoolique qui piquerait une crise de colère.

C’est aussi un séducteur bien sous tout rapport avec une bonne intégration sociale, dans le cas de viol ce peut son propre conjoint.

Aller au devant de la personne, poser systématiquement la question des violences est une des premières portes pour permettre à la victime de pouvoir déposer ses souffrances.

 Avez-vous été victime de violences dans votre vie ?

  • dans l’enfance: l’un de vos parents, un membre de la famille, un proche de vos parents ou un ami(e),
  • au travail: un collègue, un supérieur
  • et dans votre couple: votre conjoint (e) un amant

Enumérer des exemples, La victime n’est pas toujours consciente des petites choses qui ont été déclencheur d’actes plus violents : claques, humiliations, intrusions intempestives dans l’intimité, pressions et objetisation de votre personne avant d’arriver à des mots forts

Avez été battu (e), subit des attouchements ou violé (e. Savez vous ce que c’est la torture psychologique ?

Le problème avec les accueillants, rien ne les prépare à recevoir ce jour là, l’aveu d’une victime. On est là pour ça pourtant, seulement l’atrocité des actes est inentendable.

Est-il vraiment possible de former une personne à recevoir le témoignage de violences barbares extrêmes sans provoquer chez elle une réaction contradictoire ? Le choc des mots parfois suscite de la colère bien malgré son envie et se retourne contre la victime. Le professionnel peut mettre en doute la parole de la victime pour tenter d’amoindrir ses propres angoisses.

Voici quelques phrases bien senties que j’ai entendu. Nous avons tous notre passé. C’est la raison pour laquelle, je comprends parfaitement le parcours des victimes actuelles

Gynécologue : ne soyez pas si négative, vous avez bien du prendre du plaisir???

Sexologue : allez maintenant c’est fini, il est temps de passer à autre chose ! Comment ça se passe avec votre mari?

Thérapeute : vous savez 95% des victimes passent agresseurs

Médecin : c’est seulement maintenant que vous parlez.Vous ne croyez pas que c’est un peu tard ????

Police : vous savez c’est trop tard pour porter plainte, je peux rien pour vous en plus maintenant c’est ça parole contre la vôtre. Vous pourriez être attaquée pour diffamation.

L’accompagnant ressent beaucoup d’impuissance voire de l’exaspération face à la prise de position de certaines victimes qui ne souhaitent pas encore porter plainte ou quitter leur agresseur.

Pourtant, il faut admettre que ce n’est pas un choix de la part de la victime de vouloir retourner vers son agresseur ou rester figée dans son mal être. L’incapacité à se projeter, les liens toxiques tissés, l’isolement, la mésestime, le manque d’argent sont des facteurs à prendre en compte.

Une vie aussi mauvaise soit elle, ne peut être chamboulée du jour au lendemain.

Trop de victimes rapportent « des attitudes dans le jugement » quand ce n’est pas le rejet complet des aveux. D’ailleurs, aux vues de toutes ses réactions, comment pourraient-elles penser sans sortir ?

Même les personnes les mieux placées sont parfois impuissantes face au système, manque de places, manque de moyens, manque de structures d’accueil pour les familles et c’est un retour à la cas isolement où les victimes sont renvoyées.

Je ne dis pas que c’est excusable juste une réaction complexe de la nature humain. Malheureusement, cela ne fait que desservir la victime et lui faire adopter une posture de repli.

Une mauvaise compréhension de la situation et c’est une chape de plomb que l’on pose sans en prendre conscience sur les épaules d’une victime.

Il me semble que les victimes n’attendent qu’une chose : être prise en considération et être soutenue dans leur processus de sorti. En aucun cas, elles attendent un sauveur. Ce serait les priver de leur autonomie et leur vitesse de progression.

Savoir qu’à tout moment, elles ont un point de ressource, une écoute, des réponses et un lieu apaisé pour trouver l’énergie nécessaire aux prises de décisions futurs, serait à mon sens déjà un plus.

Et si le thérapeute est désarmé, il a un référent avec qui il pourra décharger, un supérieur, un ami ou un conjoint.

La victime en revanche, n’a ni outils, ni ressources et un entourage qui va s’amenuira comme peau de chagrin au fur et à mesure de son parcours de reconstruction.

Quand on fait un travail d’accompagnant, on ne doit pas perdre de vue que c’est un choix de notre part.

Pour la victime subir des violences n’est pas un choix, c’est la volonté de protéger un tiers parfois l’agresseur qui s’impose.

C’est pourquoi toutes les victimes qui ont poussé la porte d’un accompagnant (médecin psychologue thérapeute, assistante sociale) une fois deux, trois fois et pour certaine jusqu’à 20 portes avant de trouver celui avec qui le contact passe, enfin un bout d’espoir pointe son nez sont des personnes courageuses et tenaces.

Ce sont des survivantes à bien des égards !

Voici des adresses utiles

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